Attente – Incompréhension – Colère – Frustration…
Ouais j’pense que ça résume à peu près ce qu’on ressent en boucle face à un homme qui tout à coup ne donne plus aucune nouvelle sans raison apparente, surtout après un début d’esquisse de relation prometteuse, surtout après vous avoir envoyé des textos tous les jours, surtout après vous avoir dit des choses du genre « attention hein tu te débarasseras pas comme ça de moi maintenant ! ah ! ah ! ah ! ah ! », ou des « je suis très très très content , très très très impatient de te voir », surtout juste après vous avoir demandé si vous étiez « chez vous la semaine prochaine ». Mais peut être êtes vous trop conne. Peut-être qu’à la question « es tu chez toi la semaine prochaine ? » (NB après 15 jours sans réussir à se voir pour cause de déplacements divers et variés)Vous auriez dû répondre juste « oui ». ça lui aurait fait les pieds. Mais vous couillonne de la lune innocente candy alice au pays des bisounours, vous répondez, parmi les flots de « comment vas tu ? bises bisous j’t'embrasse » un super « oui oui je suis là la semaine prochaine pas de déplacement ! Que proposes tu ?
» STUPIDA !!
Primo : ne jamais poser une question à un homme ça l’oblige à réfléchir et à prendre position voire à prendre une décision et même carrément à proposer quelque chose. Tout cela étant incompatible avec la testostérone il est évident que le premier automatisme primaire qui va le submerger voire le gouverner sera : ne rien faire. Et après on vous dit dans l’oreillette que l’homme est dans l’action toujours dans l’action. Mouais. Bah au moins on sait comment paralyser son action : lui poser une question directe ouverte. Et surtout dans tout ça ne pas oublier que ce sont les hommes qui prennent la majorité des décisions qui gouvernent le monde. Rassurant.
Secondo : vous. ça vous met direct en position d’attente. Mauvais. Très mauvais. Attendre c’est soumettre. Soumettre son bien être à l’attente d’une réponse conditionneuse d’un éventuel bonheur futur consécutif à ce petit saut du coeur stupidement libérateur décrochant en même temps cette espèce de sourire niais de la fille qui a des nouvelles de l’homme de qui elle en attend désespéremment ! Parce qu’évidemment, l’attente du texto répond à la loi de murphy. On reçoit des messages de la terre entière sauf du seul dont on en a envie ! Et bien sûr jamais assez vite. Mais bon sang comment faisait on avant !!! Quand je repense aux liaisons dangereuses, mais comment supportaient ils tous ces attentes de missives pendant des semaines et des semaines ??? Cela dit peut être que la lourdeur de l’attente était atténuée par l’assurance d’avoir une réponse quelle fut elle. Bah oui. A priori en des temps anciens certains hommes bien éduqués avaient la courtoisie de ne pas couper toute relation avec une dame simplement en manifestant un silence assourdissant.
Tertio : toujours vous. La situation de non réponse passe par plusieurs stades. Le délai raisonnable de 2/3 jours. Le second délai raisonnable du 4ème jour…euh…du 5ème…euh du 6ème ?? AAAAAAAAAAAAHHHHH mais ça fait une semaine !!!!!!!!!!! Et à chaque stade, en bonne femme que vous êtes, tout y passe : « non c’est sûr il a trop de boulot », » il se fout de ma gueule ce batard !!!! » « et s’il était dans le vol rio-paris ???? » , « non mais de toute façon je ne l’appellerai pas. » « ouais mais peut être qu’il a des problèmes ?? » « ouais mais s’il a des problèmes, idem, je suis le cadet de ses soucis, pas la peine d’en rajouter ». Une semaine…c’est beaucoup ou pas beaucoup ? Etes vous trop exigente ou trop laxiste ? Etes vous trop bonne ou trop conne ? Et pourquoi ne pas lâcher un texto innocent de « no news espere que ça va » ou un coup de fil ? Pourquoi rester dans cette situation de stupide incompréhension ?
Et du coup, et de fait , et par conséquent d’une loi invisible qu’il faudra bien un jour nommer, loi du boomerang peut être, vous vous retrouvez dans la situation dans laquelle vous avez vous même plongé l’individu masculin vers qui votre inclinaison se porte : l’immobilisme.
Orgueil – Pouvoir – Egoisme-Préjugés-Peur- Soumission…quelques une des raisons même inavouables qui reviennent en boucle pour rester dans l’immobilisme.
Bref depuis Stendhal on a vraiment pas réinventé les relations amoureuses…
Tout de même, si quelqu’un a le mode d’emploi ou ne serait ce qu’un lexique expliquant plus ou moins ce comportement du silence total après enthousiasme affichée je suis preneuse. Et marre d’entendre que les hommes ont peur. On a tous souffert. On a tous peur. On doit pourtant tous vivre.

Sex Jones and Bridget City



